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Montréal Écarlate
Forum de jeu de rôle Monde des ténèbres.
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| Sam Sep 19, 2009 7:35 am |
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Morag MacAlistair Modérateur
![]() Inscrit le: 26 Aoû 2007 Messages: 155
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Sujet du message: scénario: La Marionettiste
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Bon, pourle bien de la compréhension, je vais poster ma mise en scène de La Marionettiste ici.
S'il vous plaît, en discuter dans le sujet approprié. Cliquer ici. _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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| Sam Sep 19, 2009 7:39 am |
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| Sam Sep 19, 2009 7:41 am |
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| Auteur | Message |
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Morag MacAlistair Modérateur
![]() Inscrit le: 26 Aoû 2007 Messages: 155
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Sujet du message:
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Aiko nous expose ses découvertes
« Pourquoi t’as fouillé dans mon ordi, épais? » se plein Mike en prenant le deux litres de jus d’orange sur la table juste avant que je mette la main dessus. Mon frère, un parano. « Ta gueule! D’abord, c’est MON ordi, pas le tien. Deuxièmement, j’ai pas fouillé dedans, je l’ai juste utilisé pour travailler, c’est tout. Puis, pour finir, c’est toi qui a demandé a`la chinoise de Kev de faire le ménage dedans. » Ledit Kevin sort justement de la douche, en boxer, essuyant ses cheveux longs et d’une couleur indéfinissable avec une serviette. Il me sourit, du haut de son six pieds six d’un sourire malicieux. « Aiko, c’est une Japonaise, pas une Chinoise, et elle est loin de m’appartenir. Mais, Jason a raison, tu lui as demandé de retaper ton ordi, Mike. T’avais peur aux hackers. » « Ouais, c’est vrai. Mais, n’empêche que tout est à l’envers et que je trouve plus rien. » Mon frère, la patience incarnée. Kevin ne fait aucun cas de la remarque de Mike. Il met des gauffres congelées dans le « toaster » et s’assit à la table. Il y a encore quelqu’un dans la douche. Vraiment, il y a beaucoup de monde dans l’appartement ce matin. Julie, la blonde de Mike dort encore dans sa chambre. Je l’ai entendue rentrer vers huit heures, après son shift à l’hôpital. « Qui est là, encore? » que je demande, en prenant une grosse cuillèrée de céréales Fruit Loops. J’ai hâte de pouvoir aller aux toilettes, ça commence à faire, la tournée de douche. « Aiko. » répond Kevin. « On s’en va au Medley ce soir, viens-tu avec nous? C’est un nouveau groupe Métal qui joue. Les Moufettes du Diable, quelque chose du genre, tu demanderas à Aiko pour le nom exacte, je m’en souviens plus. » « Les Estaphettes du Diable! » m’écrie-je. « Oui, je viens avec vous. » « T’es connais? » demande Mike, en ajoutant une couche de confiture sur sa couche de beurre de peanut pour mieux enterrer sa toast. « Heum... peut-être. J’ai rencontré la chanteuse dans la rue l’autre soir. Elle était avec son chum, je pense. Un mec un peu bizarre, mais quand même, ils sont gentils. » Un silence lourd s’installe. Je ne sais pas pourquoi, mais Kevin et Mike ont l’air sérieux, soudainement. Dix minutes plus tard, Aiko sort de la salle de bains avant que quelqu’un ne dise un autre mot. Elle porte une jupe courte, des bas filets et un chandail bizarre, très coloré. C’est la plus grande asiatique que j’ai vu de ma vie (elle doit bien faire cinq pieds six) et ses yeux sont verts. Elle a de petits seins, hauts et fermes, un visage délicat en triangle et des longues jambes. Elle est jolie, si on aime le genre asiatiqque. Kevin l’adore, ça se voit comme le nez au milieu de la face. C’est la meilleure dessinatrice que je connaisse. Elle fait des BD, pas tout à fait mon genre d’art mais quand même, elle a du talent. « Jason veut venir avec nous ce soir. » dit Kevin alors qu’Aiko enfile de petits chaussons noirs. Aiko me sourit, s’assoit à la table et Kevin se lève pour mettre de l’eau à bouillir et d’autres gauffres dans le toaster. Il va dans son sac et revient avec un pot de Cheese-wiz et un pot de Nuttella. En voyant le Cheese-wiz, Aiko fait une grimace en plissant le nez. Kevin ignore la grimace et met son Cheese-wiz devant sa propre assiette. « Jason dit qu’il a rencontré la chanteuse et son chum l’autre soir. » continue Kevin. « Pour vrai? » Aiko ne parle pas fort, sa voix est douce, mais tout le monde l’écoute lorsqu’elle le fait. Son visage est tellement expressif et ses yeux brillent d’intérets, se posant sur moi. Elle a prit un crayon et une feuille de papier et dessine distraitement. « Comment tu l’as trouvée? » demande-t-elle. « Cool. Super belle, intelligente et drôle. Ils m’ont fait un lift jusqu’ici. » Un autre silence de mort. Mike regarde ses toasts, Aiko a les yeux au plafond, un peu dans le vague et Kevin chantonne du Green Day. Ça ne me prend pas un dessin pour comprendre qu’ils sont après se consulter dans leur sorte de télépathie de garous. Soudain, en déposant les gauffres au Nuttella devant Aiko ainsi que son thé, Kevin dit : « C’est des vampires, Jason. Ils peuvent être dangereux, on sait rien d’eux. On sait pas pourquoi ils sont venus s’installer à Montréal. » « On a pour mission d’en savoir davantage », ajoute Aiko, « tu pourras peut-être nous aider, en fait. Guillaume et Christian du Pack vont être là, ce soir. Ainsi que FX et Élisa. On va juste voir le groupe et peut-être essayer de les rencontrer. À ce que j’ai vu de leur site Internet, ils sont vraiment bons musiciens. » « Ça oui! Elle m’a donné leur album, vous voulez entendre? » Aiko fait oui de la tête. Je vais le mettre et bientôt, la musique des Estaphettes et la voix de Morag envahie la pièce. Heureusement, Julie dort toujours avec des boouchons. Elle sait qu’il peut y avoir ddu bruit ici et que, malgré le fait que je restreigne le volume de ma musique, il faut bien que je travaille. « Qu’est-ce qu’on sait déjà sur eux? » demande Kevin. « Ils sont Sabbat ou Camarilla? » ajoute mon frère, en se faisant une troisième et une quatrième toast. « On sait pas », dit Aiko. « À ce que j’ai compris, ils sont ni l’un ni l’autre. Dans le pack, c’est Guillaume, l’expert vampire. Mais je sais que les camarilla sont un peu comme des bureaucrates, des hommes d’affaires, ils ont un code d’éthique, essaient de rester insoupçonnés des humains, un peu comme nous, en fait. Quant aux Sabbat, ils sont beaucoup plus anarchiques, ils n’ont pas de scrupule à utiliser leurs pouvoirs devant les humains, à les torturer. Enfin, c’est pas exactement ça, mais ça ressemble un peu. Ils sont ennemis, les deux. Et il y a les Estaphettes du Diable. Cinq vampires qui sont acceptés chez les deux ennemis. Mais on ne sait rien de plus. » Ça y est, je suis confus. Enfin, je me doutais qu’ils n’étaient pas humains, juste à les voir dehors à -20 à peine couverts et ne faisant aucune buée en respirant ou en parlant. Aiko se lève et va à l’ordi emportant ses gauffres au Nuttella et son thé. « En fait, je pense que j’ai trouvé quelque chose sur le guitariste, Louis-Éthienne. Si c’est bien lui. Les portraits et les photos et vidéos sont identiques, mais des fois, peut-être avait-il un jumeau? » Elle tape des mots sur Google et un nouveau moteur de recherche apparaît, en japonais. Là, après un ou deux cliques, elle change le clavier en clavier japonais sommaire et tape à une vitesse incroyable. Après deux minutes même pas, elle remet le clavier en qwerty et on voit à l’écran des peintures datant du XVIIe siècle de Louis-Éthienne sur un site Italien du Vatican que le logiciel d’Aiko traduit en anglais. C’est vrai que le gars lui ressemble beaucoup. Si c’est pas lui, franchement... Le type est divinement beau, à quelque chose d’angélique. Il n’a pas l’air mâle, mais plutôt aérien, céleste. Ses bras sont très longs, ainsi que ses jambes mais son visage est pur, jeune. On entend une musique ancienne, une voix étrange, un peu lugubre, mais non moins sublime. « C’est pas lui qui chante, ça se peut pas », dit Kevin. « Non. C’est Alessandro Moresci, le dernier Castra à avoir chanté à la chapelle Sixtine et le seul à avoir été pris sur enregistrement. C’est fabuleux, ce qu’on faisait quand même. Les rouleaux de cirr se sont vraiment bien préservés. Celui-là portait le nom de Lucciano-Domenico. Je me demande un peu quel sorte de malade a eut comme idée de transformer cette chose en vampire, il n’est ni homme ni enfant, comme un bœuf, ou encore un chapon. » « Peut-être un soucis de préservation artistique? » que je risque, finissant mon verre de lait au chocolat. Je remarque que Kevin joue avec le sien distraitement. Ayant commencé à étudier la médecine, il doit réfléchir à toutes les conséquences médicales d’une castration sur un garçon. Aiko me regarde avec des grands yeux. On dirait qu’elle ne m’a jamais vu de sa vie. Sa gauffre est à mi-chemin de sa bouche et elle semble l’avoir oubliée. Je ne la connais pas beaucoup, mais je ne la pensais pas si prompte au jugement. Bon, peut-être que je paranoïe, après tout, si moi, je ne la connais pas, elle non plus ne me connaît pas vraiment. « Mon frère est un artiste », grogne Mike. « Il sculpte et joue de la harpe électrique. Il compose de la musique, c’est un peu un macaque. » « Comme ttu veux. Pour ma part, je ne voies pas le lien entre les primates et les musiciens. En tout cas, si je compare les portraits de Lucciano-Domenico et les photos de Louis-Éthienne, c’est vraiment identique. En plus, on l’entend jamais parlé sur les vidéos des Estaphettes. C’est toujours soit les deux filles, soit le grand anglais qui ressemble à James Masters, soit l’Allemand. Le blond bizarre, Maksimilian ülzeiner-Kriegell. D’ailleurs, lui aussi, je pense avoir des infos sur lui. » Nous regardons Aiko. Mike engouffre une cinquième toast beurre de peanut-confiture et se lèche les doigts. Je vais chercher un tabouret et Kevin s’assoit par terre. Aiko pianotte sur l’ordi et nous arrivons sur des sites d’informations sur la guerre 1939-45. La jeune japonaise soupçonne Maks d’avoir été un S.S. d’assez haut rang pour son jeune âge, impliqué à fond dans le génocide antisémite. En chattant sur IRC en japonais, elle reçoit même une vidéo du jeune homme, racontant qu’il a détruit des Juifs, le regard hanté et sa voix douce et soyeuse, précisément la même que celle que j’ai entendu dans la rue à la recherche de sa « Mimi ». Il a l’air terrorisé, plutôt repentant. Mais, en même temps, en pleine séence de cour martiale où il sera sans ddoutes condamné à mort ou à prison perpétuelle, il aurait été vraiment bargeot d’y être avec le sourire. Dans son regard, capté par la caméra, on voit déjà l’éclat d’absence que j’ai remarqué l’autre nuit dans ses yeux transparents. « On a rien sur les deux filles », dit Aiko, éteignant la vidéo. Dans sa voix, j’entend de la tristesse. Elle a le regard un peu humide et Kevin appuie sa tête contre ses genoux. Elle glisse sa main dans les cheveux de Kev, ils ont toujours besoin de se toucher, ces deux-là. « On a rien trouvé personne sur Morag et Solina. En même temps, je m’y attendais un peu, les femmes n’ont pas eu vraiment d’importance avant bien récemment. Il se peut qu’elles aient emprunté des identités d’hommes, qu’elles aient été mariées et changé leur nom, ou qu’on n’ait tout simplement pas jugé important de noter leur actions. J’ai rien sur leur agent, non plus. Malheureusement, y’a plus d’un anglais qui s’appelle James Turner. Bon, on en apprendra sûrement davantage ce soir. » « Sûrement. » Je me lève et va dans la douche à mon tour et je m’habille ensuite. Je ne veux pas leur dire que Morag m’a donné son numéro, au contraire, j’ai envi de l’appeler pour l’informer que les Loups-Garous sont curieux d’en savoir plus sur eux. « Bonjour, vous avez bien joint la messagerie de Morag, laissez votre message après la tonnalité et je vous rappellerai dans les plus brefs délais. » dit la voix de la jolie vampire, en anglais, en français et dans une troisième langue que je ne comprends pas. Je prend une grande respiration pour me calmer car sa voix ramène sous mes doigts le souvenir de sa main et dit : « Allô Morag, je ne sais pas si tu vas m’en vouloir d’appeler, mais je voulais te parler. Rappelle-moi quand tu pourras, c’est Jason » et je laisse mon numéro - j’ai remis du temps sur mon téléphone - avant de raccrocher. Suis-je traite d’appeler une vampire alors que mon frère et ses amis sont des Loups-Garous? Rien de mieux qu’une séence de musique pour me remettre les idées en places. Au revoir les Louloups et les vampires, je pars dans ma bulle. Je vais m’enfermer dans ma chambre et m’installe à mon instrument. La musique a toujours été une nécessité pour moi et sans y penser, je façonne un air qui évoque des images de séduisante muse aux yeux de caraïbes. _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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| Dim Sep 20, 2009 9:20 am |
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| Auteur | Message | |
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Jason Leduc
Inscrit le: 28 Aoû 2007 Messages: 7
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Sujet du message:
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Guillaume sait bien des choses, vraiment « Premièremeent, il y a treize clans. Je ne sais pas si c’est une coïncidence avec les tribues garou, mais c’est ainsi. Certains de ces clans ne se retrouvent pas dans la Camarilla, d’autres sont jugés indépendants mais, on peut trouver, sauf les trémères, des représentants de tous les clans dans la secte Sabbat. » Il parle avec ses mains, faisant des gestes, ses doigts longs et fins comme des libellules blanches. Guillaume a le look exact du vampire cliché, il n’y a pas de meilleur mots pour le décrire. Un tein cadavérique, posé, gestes lents, longs cheveux plus noirs que la nuit, lisses et luisant, yeux profonds. En plus, comme si c’était pas assez, c’est un gothique jusqu’au fond de l’âme, ce qui fait qu’il porte même les vêtements. En un sens, je ne peux pas l’imaginer en yo, en preppy, ou même en jeans t-shirt ou en vêtements de sport pour un cour de gymn à l’école. Nah... ce gars est tellement stéréotypé que soit il est goth, soit il est rien du tout. Comme loup-garou, on repassera, il n’a vraiment pas l’air impressionnant. Pourtant, son savoir est immense, déjà, à son âge. Je me doute que c’est parce que son père, Philippe Després, est le Maître des Rituels de la Scepte de la région et qu’il lui transmet sans vergogne tout son savoir. « Les clans sont : Assamite, Brujah, Gangrell, Giovani, Lassombra, Malkavian, Nosferatu, Ravnos, Settite (ou serpent of the light), Toréador, Trémère, Tzimisce et Ventrue. Le treizième clan, est les Sans-clans, qu’on nomme différemment selon la secte d’où ils sont issus. Je ne connais pas les spécificitées de tous les clans, mais je peux vous en donner quelques unes. Les Malkavians sont toujours fous, les Nosferatu toujours laids et pleins d’informations, les Toréadors versés vers l’art de toute forme, les Gangrell près de la nature et généralement ceux avec qui, nous les garous, nous entendont le moins mal, les trémère sont un peu comme leur mages, leur Theurges... Je sais que les Tzimisces et les Lassombras ne font jamais parti de la secte Camarilla. » Aiko nous a emmené chez elle à Brossard. Une belle maison riche, très zen où elle habite avec sa tante, une importante Glass Walker de la scepte ainsi que quelques autres membres de son « pack ». Jacques, un geek en puissance nous interromp avec un plateau de thé et de boules de pâtes fourrée de quelque chose de sucré dont j’ai oublié le nom. La texture est un peu gluante à cause de la farine de riz, mais c’est excellent. Jacques met une des deux assiettes de boules au milieu du groupe et l’autre devant Kevin. Heureusement, il prend bien les blagues, Kev. « As-tu pensé à ce que je t’ai posé comme question? » demande Aiko en faisant une première tournée de thé pour le groupe de ceux qui sont là avec elle. « Sans doutes des toréadors, pour la plupart, je veux dire, ils sont des artistes, n’est-ce pas? Leur gérant est probablement un Ventrue, après tout, ce sont les businessman vampires. Cependant... au regard de Kriegell, ce doit être un Malkavian. Vous ferez attention, ils sont difficiles à définir, ceux-là. Je veux dire, on ne sais pas si c’est un schizo, un psychopate ou si tout simplement, il croit que la terre est plate et le centre de l’univers.. » « Mouais. De toute façon, ils vont là pour jaser, rien de plus. » Lui, c’était Christian Dupré. Lui, c’est le Preppy. À le voir, avec ses vêtements signés, on sait bien que même la paire de chaussette qu’il porte vaut plus que ma garde-robe entière. Le pire, c’est que c’est un gosse de riche et qu’il se gène pas pour le montrer et qu’il n’est même pas un Silver Fang. Le Silver Fang, c’est FX. Tout le contraire de guillaume, il a des cheveux blonds qui frisent, une belle peau, des yeux clairs, il est grand et costaud et, ce qui est loin de faire Silver Fang, porte un jeans délavé et troué, une veste de cuir et des bottes de moto. Au fond, si j’y pense, ça peut faire Silver Fang. Après tout, quelqu’un a déjà dit que les motards étaient les cowboys ou les chevaliers modernes. Pour le moment, il a l’air songeur. Il me regarde moi, particulièrement, je me demande pourquoi. « Qu’est-ce que t’as à dévisager Jason comme ça, toi? » demande Élisa, petite Péruvienne écolo et un peu fanatique, une Ahroun (la lune de nos guerriers). « C’est pas la première fois qu’on le voit, pourtant. » Élisa est en secondaire V, comme moi. En fait, on a quelques cours ensemble. Autoritaire, passionnée, directe et quelque peu impulsive, elle n’est pas facile d’approche, mais une fois qu’on la connait, elle est plutôt cool. Comme tous les autres se sont écrasés en groupes plutôt distinct - Mike, Chris et Guillaume sur le long fauteuil, Aiko étendue en travers des jambes de Kevin et d’FX ssur l’autre -, Élisa est venue s’installer dans les coussins avec moi. Pourtant, elle aurait pu se tailler une place entre Chris et Guillaume, ou près de Mike. Mais non, Élisa, elle est comme ça, elle ne laisse jamais quelqu’un à part. « Je sais pas. Je me demande juste si c’est sage de l’emmener. » répond FX, aucunement déconcerté par Élisa (lui aussi doit commencer à la connaîttre). « C’est sûr que c’est sage! Il en a déjà rencontré deux, il a une assez belle gueule, c’est un artiste et en plus, il se fait facilement des amis. » « Mais c’est... » se joint Christian, hésitant. « C’est quoi? Un Kinfolk, c’est ça? Qu’est-ce que ça change? Eh puis? Avez-vous l’intention d’aller leur casser la gueule en plein Medley? » Voilà, Élisa s’emporte. Faut pas la provoquer, elle. Elle a l’air indignée de l’attitude de Christian et François-Xavier. Et, sûrement un peu aussi de Mike, qui ne prend même pas ma défense. Mais, je n’entend pas le reste de la conversation car mon cell sonne et que je vais m’enfermer dans la salle de bains pour répondre. L’afficheur indique « Numéro confidentiel » alors je ne sais pas de qui il s’agit. « Allô? » « Hallo a Jason! Ciamar a tha thu? C’est Morag, ça va? » Bon, ça y est, je dois m’assoir. Le bord de la baignoire, vite! Je ne pensais pas qu’elle rappellerait. Sa voix est aussi mélodieuse qu’il y a quelques jours. Je souris malgré moi et le miroir me renvoie une image de moi que je n’apprécie pas particulièrement. « Oh, salut. Oui, oui, ça va, toi? » « Très bien. Tu as l’air bouleversé. » « C’est juste que je ne m’attendais pas à ce que tu m’appelles. » « Ah bon. En général, quand je laisse des messages à quelqu’un, je m’attends à ce qu’ils me rappellent. » « Ouais, bon. J’espérais, mais je me disais que tu serais occupée, un soir de spectacle. » « Oui, effectivement. Mais, j’ai quelques minutes. Qu’est-ce qui se passe? » « Euh... » Bon. Que faire? Ah, eh puis ils venaient de dire qu’ils voulaient juste discuter. Je compte mentalement : Mike, Aiko, Kevin, FX, Élisa, Moi... « J’aimerais bien emmener certains de mes amis vous voir ce soir au Medley, est-ce qu’il est trop tard? » « Bien sûr que non, tout le monde peut venir à notre premier spectacle montréalais. Veux-tu que je vous fasses réserver des billets à la porte? Combien serez-vous? » « Six. » En arrivant chez Aiko, nous avons appris que Christian et Guillaume ne venaient plus, ils vont rejoindre le restant de leur Pack et d’autres garous pour rendre une visite de reconnaissance à l’oratoire St-Joseph. Je ne conais pas les détails et je m’en fiche pas mal, mais c’était ça et... en quelque part, c’était tant mieux. Je n’aime pas vraiment Christian. « D’accord. Six billets vont vous attendre à la porte. Après le show, ne vous tenez pas trop loin, Maks va venir vous chercher pour jaser un peu avec nous. À quel nom dois-je laisser les billets? » « Jason Leduc. » réponds-je. « Génial. Je fais ça tout de suite. » Il y a un sourire dans sa voix. Je me sens de plus en plus mal et, de la main gauche, je pianotte sur le rebord de la baignoire. « Bon, d’accord. Mais... Morag, j’ai d’autres choses à te dire, que j’aimerais te dire avant. » « Je t’écoute. » Elle est patiente, sa voix est calme et, à bien y penser, elle me fait un peu peur. Les émotions passent si facilement à travers le téléphone, j’ai l’impression de l’avoir devant moi, de la connaître depuis toujours. « Pas au téléphone, je voudrais te le dire de vive voix, avant que tu voies les autres. « Je te ferai chercher avant le show. Arrivez vers 19 heures. » « Good. « Si c’est juste ça, j’vais y aller alors. On se verra tantôt. » « Ok. » C’est le moins que je puisse faire. Je ne me voies pas cacher aux vampires que je leur amène des loups-garous et je ne voies pas comment je peux cacher que je sais qu’ils sont des vampires. Surtout qu’en leur qualité de vampire, ils vont détecter tout de suite que quelque chose cloche, juste à me voir. Dans le miroir, j’ai l’air d’un gamin, soudainement. Qui m’a laissé croire qu’à seize ans, avec mon simple bagage musical, j’étais quelqu’un? Pendant deux ou trois minutes encore, je caresse distraitement les feuilles d’un bambou immense dans le coin de la salle de bains. Une fois recomposé, je sort, un sourire aux lèvres. Je regarde Directement Aiko. « C’était elle. On a des billets qui nous attendent à la porte et elle accepte de nous rencontrer et de nous présenter le reste du groupe après le show. » « Vous voyez bien que c’est pas un con? » éclate Élisa à l’intention de Christian et FX. « Ouais. Franchement, Mike, ton frère, il en a dedans. » fait Aiko. « Merci Jason. Je ten dois une. » « De rien. J’aime ça me rendre utile quand je peux. » Je retourne m’assoir avec Élisa et prend une boule sucrée pour essayer de penser à autre chose. Élisa me donne une petite claque sur l’épaule, indéniablement fière de moi. J’ai l’impression de ne pas avoir fait un si bon coup que ça, c’est drôle. Les garous autoour de moi sont tous jeunes. Mike est le plus vieux, il a 25 ans. Il me regarde et, pour une oois, j’aimerais vraiment savoir ce qui lui passe par la tête. * * * Elle porte un jeans et un gilet bleu pâle à col baveux, tout simple, mais non moins joli. Sa longue chevelure tombe jusqu’à ses fesses en boucles de feu, d’un roux indescriptible. Je lui souris et m’avance vers elle. « Hallo a Jason.! » Encore cette espèce de salutation étrange que je ne comprend pas. Un h très aspiré au début et un a juste avant mon nom dont j’ignore totalement la signification. Ça me rappelle ce qu’elle a ajouté au téléphone, un son qui manquait définitivement de consonne que je n’avais pas bien entendu. Un jour, je lui demanderai de quelle langue il s’agit. « Salut. Ça va, pas trop nerveuse? » On échange des baisers sur les joues, je me sens tout drôle, elle sent tellement bon. « Non non, ça va. Viens à l’intérieur, tu vas geler. » Elle me prend la main et m’entraîne par la porte de service. Je voies, un peu plus loin, Maks, assit sur un haut-parleur géant. Il tapotte un rythme sur son genoux et se balance, les yeux fermés en marmonant des trucs. Deux autres personnes installent l’équipement en mâchant de la gomme. L’un d’eux souffle une bulle en faisant un large sourire goguenard. « You’re stupid, Jack. » dit Morag en m’entrainant dans une petite salle fermée dans laquelle se trouve un paquet de vêtements, de chaussures et de maquillage. Je frissonne, je suis frigorifié, j’ai laissé mon menteau dans l’auto de Mike pour ne pas être encombrés à l’intérieur. Toute la bande ont fait ça. Sauf Aiko et FX dont les manteaux font parti du look. Malheureusement, ma condition de non-garou me rend, on dirait bien, plus susceptible de geler que Mike, Élisa et Kevin. « Tiens, je t’ai emmené un café. Faudrait pas que tu attrapes froid. » Je ne me suis même pas aperçu qu’elle était sortie. Elle me donne une tasse en carton que je prend avec ravissement. Ça me brûle les mains, mais déjà, j’ai tellement moins froid. « Merci. » « Est-ce que ça te dérange, si je me prépare le temps qu’on discute? » « Non, pas du tout. » En fait, j’aurais dû réfléchir un peu avant de parler, parce qu’elle se met à retirer son gilet bleu et ses jeans sans demander son reste. Je manque d’en échapper mon café et me retourne, embarassé. Je savais bien, pourtant qu’elle ne monterait pas sur scène avec un jeans et un t-shirt à col baveux. « ça avait l’air important », dit-elle. « J’ai forcé Solina à partager la loge de Louis, ça a besoin d’être sérieux, car elle va t’en vouloir. » Oh merde! Définitivement, j’étais dans le trou. Comment aborder le sujet? Je prend une grande gorgée de café - il est excellent! - et me retourne. C’est pas vraiment mieux. Elle porte un corset de cuir qui remonte ses seins et les mets en évidence (comme si elle avait besoin de ça!) et un pantalon de cuir très serré soulignant la longueur de ses jambes. Je vais finir par exploser devant cette fille, je vous le jure. « Morag, es-tu une vampire? » Le peigne rouge s’arrête en plein mouvement et les mêches de feu retombent. D’un coup, un silence attentif envahi la pièce et les yeux de Caraïbes m’examinent comme s’ils ne m’avaient jamais vus auparavant. « Pourquoi dis-tu ça? » C’est bon, elle ne me fiche pas dehors et ne m’éclate pas de rire au visage. Elle ne me saute pas dessus pour m’arracher la tête non plus. Je me lance : « En fait, tu ne fais pas de buée quand tu respire même s’il fait -20 dehors. Mais... je... mon frère est un loup-garou. J’ai été élevé dans la septe de Montréal. Je suis au courant, un minimum, quand même. » Silence. On dirait que je l’ai sttatufiée. J’ai peur, mais moins que précédemment. Je prend encore un peu de café. « C’est risqué, ce que tu fais là. » souffle-t-elle. Les mêches se sont relevées et le peigne rouge a résumé son travail. Je m’approche d’elle afin que nous puissions nous regarder. Appuyé contre sa table à maquillage, je la regarde en face. Maintenant que je me suis jeté dans le feu, aussi bien brûler au complet. « Je sais. Sauf que je ne voyais pas comment je pouvais laisser mon frère essayer de vous rencontrer sans moi. En plus, je ne voulais pas te cacher que je savais. » « C’est pour ça que tu m’as appelé, parce que des garous veulent nous voir? » Je la sentais se refermer. C’était une menace silencieuse, un froid soudain, désagréable. « Ce sont de jeunes garous. Ils ne veulent pas vous déloger d’ici. Ils veulent seulement savoir qui vous êtes et, surtout, je crois, si vous êtes avec les Sabbats ou avec les camarillas. Je ne sais pas exactement. Je voulais juste t’en parler, pour éviter les mauvaises surprises. » Elle réfléchit encore. Je suis triste. J’ai vraiment l’impression d’avoir baissé dans son estime. « D’accord. Je vais avertir les autres. On va leur laisser une chance, ça pourrait être drôle. » « Je suis désolé. Excuse-moi. » Là, elle s’arrête carément dans ses préparations et vient tout prêt. J’ai l’impression que je vais mourir jeune, très jeune. Délicatement, sa main effleure mon visage. « Jason, ne t’excuse jamais d’avoir des principes et un sens de l’honneur. Je ne sais pas comment j’aurais réagit dans ta situation mais une chose est sûre, je suis ravie que tu aies préféré l’honnêteté. Retourne avec tes amis et dis-leur que nous serons ravis de les rencontrer après le spectacle. » * * * C’est drôle, l’attente pour rentrer au Medley est passée comme dans un trippe de drogue. Je n’avais plus froid, je n’écoutais pas ce que les autres disaient. Les lèvres de Morag sur mon visage, mes mains sur sa taille hantaient mon esprit sans laisser de place pour autre chose. Que se passait-il? J’avais oublié comment j’étais sorti les rejoindre. Je me rappelais uniquement des yeux de Maks, transparents, pénétrants et d’une main sur mon épaule. « Viens, Jason, on a de la place en avant. » Chaque côté de moi, Mike et Aiko. Elle avait prit ma main pour m’entraîner dans la foule afin de ne pas nous perdre. En regardant la scène, il me semblait voir, encore, les yeux transparents. |
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| Mer Sep 23, 2009 12:23 am |
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Jason Leduc
Inscrit le: 28 Aoû 2007 Messages: 7
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Sujet du message:
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On rencontre les Estaphettes
Aiko, Élisa et Kevin ont le sourire. Aiko est époustoufflée par le spectacle. Je vois FX qui essaie de cacher qu’il a aimé ça. Quant à Mike, il a l’air nerveux. Il danse d’un pied à l’autre et me regarde l’air boudeur. C’est pas moi qui a eu l’ordre de venir de la part des « Elders ». Moi, je suis là juste pour les aider à entrer en contacte avec les Estaphettes. Soudain, il est là. Celui qui ressemble à James Mastter. Il nous sourit et nous fait signe de venir. « Ils sont bons, hein? » dit-il pour engager la conversation. Il a les mains dans les poches et un sourire plein de fierté. Un air de propriété dans le regard en parlant de Morag, Solina et Louis. Son accent est à couper au couteau. Ça me fait sourire. Je me souviens d’une des phrases de Morag lorsqu’elle parlait de lui : « C’est un anglais, mais il est gentil quand même. » Aucun des garous ne répond. Ils ont l’air concentrés et un peu songeur. Je hoche la tête en souriant. « Trèes bons. Le show a été génial! » « Effectivement. Non seulements ils sont bons, mais ils sont beaux! » Ouais, déffinitivement, on dirait qu’ils leur appartiennent. J’ai déjà entendu des garous parler de cette façon en parlant de leur enfants. James Turner nous amène dans la salle où je suis passée tantôt. Comme mon groupe de garous, les vampires ont préparé une petite mise en scène. Les filles en vêtements sexy, mini-jupe, corsage, Louis en cuir et en stods, Maks et James en costumes. James va se mettre à gauche de Solina et, avec un sourire arogant, entoure sa ttaille de son bras pour mieux mimiquer Maks qui s’entortille autour de Morag en me pénétrant de son regard translucide. Les filles sont assises sur des caisses, les gars debout. Un instant, Morag brise son masque pour me gratifier d’un sourire. De l’autre côté, Aiko et Élisa font face aux vampires, les trois gars derrière elles. Kevin est au centre, Mike du côté d’Élisa et FX du côté d’Aiko. Ils ne manquent pas d’allure bien que leur look ne soient pas aussi coordonné que celui des vampires. Voyant bien que je servirai seulement d’observateur, je trouve une chaise et je m’assoie, seul, comme le pauvre petit rien du tout que je suis. À ma droite, Aiko et Élisa me sourient et Kevin me fait un signe de tête. Mike me fait de gros yeux. C’est sûrement parce que j’ai décidé de prendre place bien au centre, pour affirmer que je ne suis pas de ni l’un ni l’autre des côtés. « Nous sommes heureux de constater votre intérêt pour notre travail et notre condition. » La voix de Louis-Éthienne est vraiment étrange. On dirait qu’il est en pleine mue. Il sourit, « show off », montrant ses crocs. Alors, cinq regards de garous se tournent vers moi certains incrédules, d’autres déçus et d’autre colériques. Je ne cherche mêmme pas à me défendre. Un jour ils comprendront, s’ils ont à comprendre. Je lies tout de même dans le regard d’FX : « TRAITRE! » Mes amis garous ne savent pas quoi dire. Ils échangent des idées dans leur espèce de télépathie, ça se voit. Soudain, Aiko s’avance un peu, brisant les rangs. « Jason a bien fait de dire la vérité. Personne d’entre nous auraient aimé avoir une visite surprise des vampires. Je pense – nous pouvons sûrement parler librement ici? – que nous devons suivre son exemple et poursuivre sur cette lancée. » Son introduction s’adresse à ses frères garous. Elle est bien sage, la jolie copine de Kevin. « Oui, nous pouvons parler librement », confirme Louis. Les vampires ont l’air curieux, j’ai l’impression qu’ils regardent Aiko comme si elle était un bébé chien qui fait ses premières roulades pour avoir des biscuits. Elle ne se déconserte cependant pas. « Nous sommes la meute du Cycle du Changement, de la Scepte de St-Hylaire. Je suis Makisuri Aiko, alpha. Mon Béta, Mikael Leduc, Voici ensuite François-Xavier McKenzie Winchester, Kevin Bédard et Élisa Cavalero. Nous avons été mendatés de vous souhaiter la bienvenue sur le territoir montréalais et de tenter de vous connaître un peu. » Les vampires regardent les garous et se retournent – sauf Maksimilian qui a l’air perdu – et parlent à voix basse dans une langue que personne d’entre nous ne connaissons. Ils se retournent et brisent leur petite mise en scène pour aller prendre des fauteuils plus confortables un peu plus loin et nous invitent tous à nous asseoir. Morag prépare des cafés avec une machine à espresso hightech et Louis sort des bières ou des pepsi. Une fois tout le monde plus confortable, une discussion animée s’enclanche entre les vampires et les garous. Morag et Aiko parlent beaucoup et rapidement, les langues se mélangent. Élisa et Solina Diaz discutent en espagnol, Aiko et Morag en Japonais, il y a aussi de l’anglais et du français dans tout ça. C’est ainsi que nous apprenons que les estaphettes du Diable ne sont ni Sabbat ni Camarilla, mais bien indépendants. À cause de leur connections, ils sont acceptés dans les deux factions dépendant des villes. Pour l’instant, ils ne sont allés se présenter ni au Prince Camarilla, ni à l’Évèque Sabbat de Montréal. Ils sont par conséquent ravis que les garous ait fait le premier pas. Ces gens sont étranges, ils ne jugent pas les différences et les statuts. Ils ont invités leur ghoules à se joindre à la discussion une fois leur tâche de rangement accomplis. D’ailleurs, c’est pour eux, les bières, les boissons gazeuses et le café en temps normal. Parce que, je dois avouer que je me demandais que faisaient des vampires avec une machine à espresso de cette qualité et un demi-frigo plein de denrées dans leur équipement. Un drôle de bonhomme surnommé Bobby est allé chercher des boîtes de pizza et en offre à tout le monde. Bobby a un accent étrange, je n’ai aucune idée d’où il vient. Il est noir et coiffé comme un musulman. Bobby ne lui va pas du tout, cependant, il semble bien s’en ficher. « Elle n’est pas intoxiquée, je vous le jure », dit-il. « Le livreur vient d’arriver avec. » Tout le monde se sert, il ne faudrait pas offenser le gentil Bobby. Il s’installe dans le groupe et nous en apprend quand même un peu sur ses maîtres et protecteurs. « On a souvent rencontrés des garous, vous savez? Bon, ça fait un bout, bien sûr. Pendant les dernières décennies, on s’est tenus plutôt tranquilles. De toute ffaçon, il fallait entraîner Maks afin qu’il s’habitue à sa nouvelle condition. Nos Estaphettes sont spéciales, vous verrez bien. » Il a l’air vendu. Maks regarde au plafond et ne semble pas suivre la conversation. Morag sourit, prenant un air timide. J’apprendrai plus tard que c’est leur version personnelles de « blank face ». C’est la manières qu’ils ont trouvé pour masquer leur émotions et repousser leur pensées bien au creux dd’eux-même. « Moi, je suis là depuis trois cent soixante ans. J’étais postier au départ. Je conduisait les chaises de poste pour un armateur de Venise qui m’avait acheté à mon ancien maître et c’est là-dedans que j’ai rencontré Louis. Un soir, on s’est fait surprendre par l’inquisition, après tout, c’était en Italie directement, et après une estocade sévère, Louis a décidé de m’offrir l’immortalité pour me remercier de ne pas l’avoir abandonné. Il m’a acheté à mon maître armateur et on a quitté l’Italie, et sur notre chemin, nous avons croisés Solina et Morag. Les filles se connaissaient déjà, et ça, c’est une autre histoire. Elles étaient de solides jeunes femmes et Louis estima profitable de s’alier a`elles. C’est comme ça que les Estaphettes ont vu le jour. Louis chantait, il ne pouvait encore faire autre chose de sa vie, et jouait du clavecin afin de composer ses mélodies. Il a été subjugué par la voix de Morag. » « Elle avait un contrôle de Castrato, précisa Louis-Étienne, et un champs vocale de primadona, couvrant les gammes de la soprano, de la mezzo-soprano et de la sopranino. De plus, elle était une organiste divine. Solina, elle, possédait le sens du rythme et maîtrisait toute sorte de percussions passant de celles de son payys d’origine au Bodren, tambour Écossais, en passant par le Jambe et les percussions Avghanes. Je n’avais qu’une envie, exploiter les talents de mes deux nouvelles compagnes. » « Morag et moi nous étions rencontrées sur un champs de battaille et je n’étais pas familière avec son côté artistique. À cet époque dangereuse, nos talents de combattante nous avait été beaucoup plus utiles que n’importe quoi d’autre. Nous avions poursuivit une route plutôt alléatoire, évitant de notre mieux l’inquisition tout en vendant nos services de mercenaire. J’étais encore étonnée qu’elle puisse être aussi féroce et qu’elle sache manipuler une lame aussi puissante que sa claymore. Les Écossais ont toujours été tenaces. À mon avis, c’était du barbarisme, mais pour une barbare, Morag était drôlement éduquée. » Solina gratifie Morag d’un large sourire et celle-ci poursuit : « Nous avons commencé comme troupe embulante. Nous chantions, faisions de la musique, des récitations de poèmes ou des œuvres théâtrales. Nous avons impliqué Bobby – naturellement, vous vous doutez que ce n’était pas son véritable nom – et avons parcouru le monde pendant environ cent ans, jusqu’à ce que nous estimions que nous avions besoin d’un compositeur afin de créer nos propres œuvres plutôt que d’être de simples interprêtes. » Elle regarde James et poursuit, revenant sur nous. « Je ne sais pas exactement si c’est lui qui a entendu parler de nous en premier ou le contraire. Déjà, dans les sociétés vampiriques, nous avions un nom et nous étions invités à travers le monde. En 1789, précisément l’année de la Révolution française notre compositeur a été retrouvé aux portes de la Chentrie Trémère de Vienne. » « Je suis allé le chercher », reprend James. « J’étais à Londres à cet époque, chez les Ventrues car la Révvolution française avait chassé beaucoup de vampires de Paris. J’ai fait envoyer un message aux Estaphettes et ils ont été invités à Londres pour le Nouvel An 1790. C’est là que je leur ai proposé les services du compositeur et, aussi, mon addition à leur cotterie. À cette époque, c’était devenue Morag la Leader. Les Ventrues, plus particulièrement lorsqu’ils sont Écossais sont de très durs négociants. Il m’a fallu faire mes preuves à des vampires nomades aussi âgés que moi. Vous comprenezz bien que pour une Espagnole et un Italien dont la famille est plus importante que la vie et une Écossaise qui, après plus ou moins deux cents ans de vie vampirique répondait toujours MacAlistair avec de gros yeux lorsqu’on lui demandait son clan, ils voulaient savoir pourquoi j’avais décidé de quitter la Camarilla où j’avais quand même un poste de primogène. Donc, après négociations, parlementation et quelques bagarres, je rejoignis les Estaphettes. » Aiko lève la main pour poser une question. Les Vampires s’arrêtent tous et la regarde. « Et le compositeur? » « On avait menacé James de lui éclater la gueule et de lui arracher chaque membres du corps avec les dents en commençant par le pénis s’il ne laissait pas son protégé choisir par lui-même. Ça faisait déjà un an ou deux qu’il nous avait joint lorsqu’on accepta ce sale anglais », précise Morag tout bonnement. « Il ne nous l’a pas trop fait regretter », ajoute Louis d’un air songeur. « Non. Pas trop. » « Ils ont roulé leur bosse jusqu’à il y a environ 50 ans, où je suis arrivé. » fait soudain Maksimilian que nous avions tous oubliés. « J’étais seul, mon sir avait disparu et c’est à cause du violoncel qu’ils sont venus. Depuis, la famille est complète. » Il a l’air triste. Je voies Morag qui enroule son bras autour de lui alors que Solina lui prend la main de l’autre côté et que Louis s’étire pour lui tapoter l’épaule. De tous, il semble le plus fragile et ça nous bouleverse un peu. Les gars regardent ailleurs et je voies des émotions monter sur le visage d’Aiko et d’Élisa. C’est James qui conclus leur petite histoire. « Nous sommes venus à Montréal par curiosité. Six septes garous autour de l’île, un bon regroupement de mage, deux sectes vampiriques et un ou deux ordres cléricaux renommés pour leur interventions dans le domaine surnaturelle, c’était étrange pour une si faible population d’humains. Alors, nous voilà, car nous pensons bien pouvoir contribuer à tout ce charivari. » Ensuite, la conversation est détournée sur nous. Nos âges, nos goûts, nos emplois ou loisirs, on discute comme si rien de surnaturel n’existait. Tranquillement et discrètement, les Estaphettes vont se changer pour passer des vêtements plus confortables, en commençant par Makss et Morag. Ensuite, c’est au tour de Solina et, pour finir de Louis. Quant à James, il semble satisfait en veston-cravatte gris. Il a l’air plus vieux que les autres physiquement, et encore plus une fois que tous se sont changés. Les vampires sont encore plus difficiles à lire une fois vêtus normalements. On peut les prendres pour de simples humains et on se laisse berner, on les observent moins. Vraiment, j’espère qu’Aiko sera contente. Vraiment. |
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| Jeu Sep 24, 2009 6:20 am |
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| Auteur | Message |
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Jason Leduc
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Sujet du message:
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Joyeux Halloween
Ça fait des mois que je n’ai pas vu ni entendu parler des Estaphettes. Depuis que les Cycles ont fait leur rapport à St-Hylaire, je n’ai pas vraiment été mêlé aux affaires garous non plus. Élisa et moi avions fini le secondaire en juin dernier et je suis rentré au concervatoir de musiue de Montréal alors qu’elle, étudiait les sciences pures pour devenir écologiste ou quelque chose du genre. « Jason! Veux-tu ben arrêter de faire du bruit. » C’est Julie. Elle et Mike attendaient un enfant, elle était enceinte depuis quelques mois déjà. « c’est même pas moi qui fait du bruit. C’est Mike. » C’est vrai. Il est après refaiire le plancher de la chambre qui servira de chambre au bébé et ça fait du tapage un peu, mais bon, on peut vivre avec. « Y disent « toute » ça! » Cette fille était invivable. Mais qu’est-ce que je pouvais y faire? J’ai pas l’argent pour partir en appart et c’est pas Mike qui peut m’aider non plus. Notre mère n’était pas très riche et Mike s’est servi de l’argent pour finir ses études, me payer mes cours de musique et s’assurer qu’on manquerait de rien jusqu’à ce qu’il ait un travail. Adieu, son rêve d’ouvrir un petit pub Irlandais où il pourrait vendre de la bonne bière et du whisky. Je savais bien que la blonde de mon frère attendait juste que je fiche le camp. Ça m’énervait, mais qu’est-ce que je pouvais bien y faire. C’est en fouillant pour mon livre de lecture que je fais tomber tout le barda qui traîne sur mon bureau à côté de l’ordinateur. Ça na pas fait tant de bruit que ça, c’est majoritairement des livres, du papier à musique et des crayons. Néanmoins, Julie trouve le moyen d’entrer en tornade dans ma chambre et de me « chier dessus! ». « Woh, calme tes nerfs, Julie Lacasse. J’ai pas garoché volontairement mes livres partout, merde, je les ai fait tomber. Fa’que veux-tu ben sortir d’ici pis me foutre la paix. » « Si tu faisais ton ménage aussi, hurle-t-elle, tu renverserais pas tes affaires, innocent! » Je m’apprête a riposter. Cependant, je me tais car je voies Mike qui se poste dans l’embrasure de la porte. « Hey, hey, qu’est-ce qui se passe ici? » « Ton maudit frère, j’ai assez hâte qui s’en aille d’icitte. » « Julie, c’est assez. Va te coucher, là, t’en as besoin. » Elle va riposter, mais il ne la laisse pas faire, la poussant gentiment en direction de leur chambre. Mike soupire et referme la porte sur nous. « Excuse-la, Jason. Elle n’a pas eu son transfert à l’hôpital et elle en a marre de travailler avec des C-difficiles en étant enceinte. » « Avant qu’elle attrape quelque chose, avec sa constitution de Kinfolk », dis-je, boudeur. « J’sais ben, mais c’est son droit. » Mike m’aide à ramasser mes affaires. Il s’est assagi et adoucis depuis qu’il va être papa et je subis moins ses fureurs. Ce n’est pas un con. Mon frère sait bien que sa blonde en a marre que j’habite avec eux. Il faut dire que, lorsqu’elle s’est mise à sortir avec lui, elle ne se doutait pas qu’il était le tuteur légal de son petit frère de dix ans son cadet. Mikael venait de fêter ses dix-huit ans lorsque c’est arrivé. Nous étions tous à la maison et étions après planifier les vacances de la relâche scolaire. Quand, soudainement, les murs ont éclatés et les rafales de balles ont commencées. Maman, Mike et les autres membres du pack de Maman qui étaient présents ce soir-là se transformèrent en krinos et le sang, les hurlements, les grognements et le fracas des balles a repris de plus belle. Soudain, Maman a hurlé à Mike : « Sauve ton petit frère. » C’était moi. Mike m’a pris à bras le corps et je ne sais pas comment, mais nous nous sommes retrouvés dans l’Autre Monde, celui que nous appelions l’Umbra. Mike s’est transformé en Ispo et m’a ordonné de grimper sur son dos. Je pleurais, j’avais peur car déjà, je savais bien que nous ne reverrions plus Maman vivante. C’était fini. J’ai écouté mon frère, j’avais bien trop peur qu’il me laisse là sinon et nous sommes parti au galop vers le mont St-hylaire. C’est ainsi qu’à dix-huit ans, Mikael Leduc devint tuteur de Jason, son frère de huit ans. On nous a réinstallés dans un appartement de Pointe-au-Tremble et la vie a reprit son cour. Depuis, Mike a tout fait pour moi. Il le fait encore, bien sûr. C’est pour ça qu’il endure les crises de Julie j’imagine, pour que je reste avec lui. Mon frère vient s’assoir sur mon lit et regarde mon instrument. Ça lui arrive plus souvent depuis que Julie attend un bébé. Il vient chercher le calme, qu’il dit. Je le regarde et, maintenant que j’ai vieilli, je le trouve moins vieux. Il est solide, costaud et ses cheveux noirs poussent dans tous les sens, indomptables. Il a vraiment l’air d’un Irlanddais, plus ue moi. Je me suis toujours demandé pourquoi notre mère nous avait donné le nom de notre père. J’ai quelques fois essayé de poser des questions à Mike, mais il a toujours évité le sujet. Il disait que j’étais trop jeune pour comprendre. « Voudrais-tu venir surveiller les rues avec nous le soir d’Halloween », me demande-t-il soudain, me sortant de mes pensées. « Ouais, pourquoi pas? C’est pour s’assurer que les enfants qui passent n’auront pas de problèmes, c’est ça? » Il hoche la tête. « Tout le pack va être là. Ça me tentait que tu soies avec moi. » Va-t-il plier devant Julie et me mettre dehors, il est de plus en plus bizarre, ces derniers temps. Peut-être a-t-il des ennuies sérieux dans sa vie de garou et craint-il de mourir? « Je vais t’accompagner, Mike. C’est correcte. » Il ne dit plus rien. Après une dizaine de minutes, on entend Julie qui claque la porte et Mike se lève. « Bon, je te laisse travailler. Et, tu peux mettres la musique aussi fort que tu veux, moi, ça me dérange pas. » « D’accord. » |
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| Dim Sep 27, 2009 7:18 am |
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Morag MacAlistair Modérateur
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Des dizaines et des dizaine de Scoobidoo, de Spiderman, de vampires, de sorcières déambulent autour de nous. Mike et moi, on s’est installés, sur un coin avec des gros barrils de bonbons et on donne aux enfants qui traversent la rue prudemment. En même temps, on jase, c’est une soirée relaxe, quelque chose que je n’aurais jamais cru possible avec mon frère il y a même six mois. Onn a mit des costumes de pirates et c’est vraiment très drôle. Mike dit qu’il a un peu peur d’avoir un enfant, qu’il nee sait pas quoi faire avec un très jeune enfant. Moi, quand je suis devenu sous sa responsabilité, j’allais à l’école, je parlais, je pouvais, jusqu’à un certain point, m’occuper de moi-même. Je ne sais pas quoi lui répondre, ce n’est pas quelque chose à quoi je pense encore, faire des enfants. Mes intérets présents sont la musique et terminer mes études et, si possible, trouver un moyen de sortir de chez Mike pour ne plus entendre Julie. Soudain, j’ai une idée. « T’sais Mikael, je pense que tu ne devrais pas trop t’inquiéter. T’as été le meilleur frère tuteur que j’aurais pas pu avoir. Jamais tu m’as fait sentir de trop, ou insécure. T’as toujours été patient, même quand je le méritais pas. À la place de m’engueuler, tu m’expliquais les choses et je pense que j’ai pas trop mal tourné. C’est sûr que des fois, on se prend la tête, on se teste un peu, mais on est des frères. T’es pas Maman et ça, ce rapport-là, tu l’auras pas avec ton enfant, parce que justement, il n’aura jamais été ton petit frère emmerdeur avant d’être sous ta responsabilité. » » « Et justement. Si un jour, comme avec Maman, des hunters arrivent pour tout ruiner? Pour tout détruire ce que j’essaie de construire? » « T’as Julie. Tu n’auras qu’à lui donner une petite formation d’en cas d’urgence, de comment se protéger et protéger les enfants. Elle n’est pas conne, Julie, quoique je puisse en dire des fois, en plus, elle va rester toujours, t’sais. » « T’as sûrement raison. » Il a l’air un peu moins incertain. Il prend une coffee Crisp dans le barril de bonbon et me lance une Kitkat. On mange notre chocolat en silence et d’autres enfants arrivent. Plus le temps pour les discussions sérieuses. Kevin et Aiko, qui font de la surveillance eux aussi tout en se promenant, biennent se rechargger à l’occasion. Aiko est impressionnante en papillon e Kevin fait presque peur à voir, costumé en prêtre. « Allez en paix, mes fils », nous dit-il en s’éloignant derrière son papillon rose, bleu et vert. « Et n’oubliez pas, le corps du Crisp! » On rit, évidemment, des bénédictions de Kevin à grand coup de Coffee Crisp. La soirée se passe comme ça, dans la joie et la simplicité. Une fois que tout est pas mal terminé, Kevin et Aiko rentrent de leur côté, Christian et Guillaume de l’autre, etc. Il ne reste plus que Mike et moi qui empoignons nos barrils, pas tout `fait vides et qui nous dirigeons à pied vers la maison. En voyant des passants, on leur offre des bonbons, ça fait sourire les gens, des fois, c’est vraiment bien de faire parti de la société garou. * * * « On ne bouge plus. » siffle soudain une voix. Mike et moi, nous nous arrêtons et je sens, soudain, le froid contacte d’une main dans mon cou. Cette main est longue, puissante et décharnue. Au-dessus de ma tête, des filaments jaunâtre pendent. La chevelure d’un colosse qui n’a rien d’humain. Mike se radit, je le sens qui lance un appel télépatique à son pack à l’aide. « Vous allez nous appeler les Estaphettes du Diable, on a un message à leur faire. » Je ne peux voir la personne qui parle, et à l’air de Mike, je crois que je préfère ne pas la voir. Il se crispe et commence de se transformer. « Un mouvement de plus, chien-chien et Boris transforme ton frère en descente de lit parlante. » Pour appuyer leur point, une deuxième main se pose sur mon bras et pop, d’un coup, mon épaule se déboîte. Ça fait horriblement mal, je dois faire une tête terrible car Mike arrête en forme Glabro. J’aimerais m’écrouler par terre, mais la main sur mon cou m’en dissuade. Je n’ai soudainement pas envi de me retrouver avec le cou d’une girafe. « Appelez les Estaphettes », reprend l’ami de Boris. « Lâchez mon frère, il n’a rien à voir là-dedans. » Des ricanements. Le chef, Boris et deux ou trois autres amis ont l’air de bien se marrer. Boris a un rire qui sile, comme s’il était fumeur depuis des siècles. Il dit quelque chose dans une langue que je ne reconnais pas et pour laquelle je n’ai aucune forcce à mettre dans la compréhension. « Fouille-le, d’accord, Boris. Bonne idée. Et toi, chien-cchien, si tu bouges, je te jure que tu vas nous servir de rideau de cuisine. » Le carnaval des horreurs. Une créture longiligne, aux cheveux noirs très longs, à l’air carrément artificielle et plastique s’avance. Elle serait séduisante, ravissante, si ce n’était de ses quatre bras Involontairement, Mike recule et se heurte à un autre colosse aux yeux de chats, aux oreilles pointues et à la pilosité d’un ours. Des mains à griffes se posent sur les épaules de glabro de mon frère. J’ai envi de répliquer quelque chose, mais les mains de Boris sur moi me paralyssent de peur, mais aussi physiquement. Soudain, j’ai la certitude que je vais vraiment mourir. Soudain, la main de Boris tend mon cellulaire et l’être au quatre mbras le prend. Elle a l’air de savoir se servir de ses trucs et finit par trouver le numéro de Morag. Elle appelle et porte le téléphone à une délicate oreille blanche. Les quelques secondes les plus longues de ma vie. « Morag », dit Quatre Bras. « On a un message pour toi. Ainsi que ton ami musicien et son frère le chien-chien. Vous avez une demi-heure pour venir les chercher, sinon, on s’en fait des chaus... » Elle n’a pas le temps d’abaisser le téléphone que Morag se présente devant nous. « À ta place, je surveillerais mes arrières, ma chère Marguerite. Il n’y a rien de plus dangereux que des partenaires trop curieux. » De la pointe de l’épée, elle fait rouler deux têtes aux pieds de Marguerite aux quatre bras. « Peut-être pourras-tu les reconstruire? On en a marre de vous et on en a un message, nous aussi. » Je sens ma chaire brûler sous les mains de Boris et soudain, deux ordres dans lesquelles une puissance certaine. « Non. » Boris s’immobilise. « Remets-le en état. » Au secour, jusqu’à ce jour, je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie! Bientôt, l’inconscience attendue me prend et je sombre dans l’indifférence. Juste avant, il me semble avoir senti une main sur mon front et avoir entendu : « Dort. » _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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| Lun Sep 28, 2009 6:41 am |
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Morag MacAlistair Modérateur
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Morag Montréal trouble Jason était vraiment dans un piteux état. Le Tzimisce qui l’avait pris en ottage, le nouvel ami de Marguerite était efficace dans son art. Il avait obéit à l’ordre de Solina et l’avait « remis en ordre », évidemment. Il n’avait pas le choix de toute façon comme elle avait utilisé la Domination. Cependant, bien que Jason avait parfaitement l’air d’un humain, il était un humain à l’article de la mort à cause de l’attroce douleur qu’il avait subit. Son frère et ses amis, les gentils garous étaient tous très inquiets. Ils le regardaient, ne sachant trop que faire. L’un d’eux, un gothique que je n’avais jamais vu s’était précipité pour tenter de le guérir, mais il ne pouvait pas tout régler. Ils ne purent rester et furent vraiment déchiré. Un appel d’urgence, on attaquait le Caern de Saint-Bruno et ils devaient se rendre en renfort. Mikael, le frère de Jason nous regarda tour à tour et, avec élégence, Léon prit la parole. « Je vous jure sur l’honneur que nous feront tous de notre mieux pour remettre ce jeune homme sur pied. » « L’emmènerez-vous à l’hôpital? » « Évidemment, si cela s’avère nécessaire, nous l’emmènerons à l’urgence, vous pouvez en être assuré, mon jeune ami. Toutefois, il n’a que souffert au-delà des limites du tolérable et seul le repos pourra améliorer sa condition. N’y pensez plus, si vous ne voulez pas que votre esprit tourmenté vous mette endanger face à vos ennemis. Votre frère ne voudrait pas vous voir partir au combat avec l’esprit ailleurs. » Mikael sembla réfléchir un peu, prit quelques respirations et sous nos yeux, nous le vîmes se recomposer. Ensuite, il quitta comme tous les autres garous. Nous restâmes un moment regroupés autour du corps de Jason. Il y avait danger en ville. Si la Marionettiste savait que nous envisagions de demander a`Jason de se joindre à nous, elle savait peut-être d’autre choses que nous ne tenions pas à ce qu’elle découvre. Louis-Éthienne et James regardaient Maksimilian d’un drôle d’air. Ces sales anglais et ces Italiens, ils sont tellement habitués aux complots qu’ils en voient partout. Maksimilian vérifia pour la ennième fois les signes vitaux de Jason. Ses gestes étaient précis, il arborait un air sérieux. Nous savions tous qu’il étudiait la médecine avant d’être transféré dans la SchutzStaffel dans sa vie d’humain. « Il a besoin d’analgésiques, d’un lit confortable et de chaleur. Peut-être pourrais-je l’installer à la maison, mais cela ne doit pas tarder. Léon se pencha et mis sa cape au sol juste à côté du corps de Jason, le seul brancard que nous avions pour l’instant et y roula précautionneusement le jeune humain. « Laisse faire la cape, Léon », dit James alors que notre petit Nosferatu s’installait aux pieds de Jason pour le transporter avec quelqu’un d’autre pour s’occuper de la tête. Il se pencha et ramassa Jason avec souplesse. Maks me prit la main et nous suivîmes le convoie, nous engouffrant tous dans les voitures. * * * Au manoir, nous nous réunîmes tous autour du lit de Jason. Léon l’avait lavé et changer. Il dormait toujours, inconscient. Maksimilian était parti seul avec sa Citroën et revenait, installant un goutte à goutte et quelques poches auxquelles il était le seul à comprendre quelque chose. Ses aptitudes médicales - pour le sortir de son délire initial de Malkavien, nous avions dû lui donner des repères auxquels il pourrait se raccrocher et il avait donc ainsi terminé ses études ne nous servaient pas souvent, mais pour une fois, nous ne pouvions nier que cela nous était des plus utile. « Laissons-lui quelques minutes le temps que les analgésiques fassent leur effet. » suggérra Maksimilian. Il se dirigea vers la porte de la chambre et nous sortîmes tous avant qu’il ne referme la porte sur Jason. Tous réunis dans le salon, nous semblions assommés, incapable de trouver à dire ou à faire. « C’est la guerre », dis-je. « C’est évident que c’est la guerre qu’elle veut. » « Il sera dorénavant impossible de laisser notre jeune ami sans protections. Nous ne savons ce que ces Tzimisce ont eu le temps de faire avec son esprit. » Léon était la sagesse incarné. Il lança un regard à la ronde et poursuivit : « Il y a des mois que notre choix s’est arrêté sur lui. Il s’agit de l’occasion ou jamais de l’emmener dans notre famille. » « Mais, personne ne veut l’étreindre », rétorqua Solina. « Moi, je peux bien. » dit James. « Non. » trancha Maksimilian. Tous nos regards se tournèrent vers lui. Il n’avait pas l’habitude d’être aussi directif. Il s’expliqua, voyant qu’il avait notre attention. « L’Étreinte est un changement difficile et je ne sais pas comment son corps endolori réagira à la perte de son sang. Selon moi, la ligne entre sa vie, sa mort et sa survie sera trop ténue et il sera difficile de le ramener à nous. Et de toute façon, c’est de la force d’âme de Mimi dont il a besoin. » Il se tourna directement vers moi, plongeant ses yeux bleus dans les miens. Sa voix s’adoucie, jamais je ne résisterais à cet homme, jamais. « Tu pourrais en faire ta ghoule. Hassanamhar pourrait l’aider à s’adapter à sa nouvelle condition. Aussi, il pourra quand même faire une vie relativement humaine, avoir des enfants, poursuivre ses études. » « Là, là!.. écoutez la sage voix de la jeunesse. Maksimilian a raison », fit Léon. « Il n’est pas utile que nous le rendions Caïnite. L’adaptation sera trop longue et avec la situation Montréalaise, une ghoule ssera plus rapidement responsable d’elle-mmême qu’un infant. » Hassanamar (connu dorénavant du prénom de Bobby) leva les yeux. Il était, comme souvent en moments critiques avec nous. « Il n’y aura pas grand-chose à apprendre qu’il ne sait déjà. Il connaît l’existence du monde surnaturel. Nous lui donnerons un cour d’étiquette vampirique et ensuite, il sera prêt à continuer. Le temps qu’il s’habitue à la vie vampirique, vous verrez si vous l’emmener à une vie de Caïnite ou s’il reste ghoule, comme moi. » Bobby n’avait jamais voulu devenir caïnite, mais acceptait sa situation de ghoule avec quiétude. Nous le soupçonnions de prier à Allah et de faire ses rituels religieux musulman durant la journée. Que nous importait, au fond, s’il priait Allah, tant qu’il ne nous détruisait pas par eccès de zèle. Hassanamar était un être particulier que nous apprécions tous. _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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| Mar Oct 06, 2009 5:33 pm |
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Morag MacAlistair Modérateur
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La promesse
La discussion était terminée. Maks se leva et se dirigea vers la chambre. Il y resta seul quelques minutes et ressorti, un soulagement évident sur son visage. « Il dort. Ça ira mieux. Hassanamar, tu devrais aller dormir un peu, car lorsque nous serons couchés, ce sera à toi de veiller sur lui. Personne ne devrait avoir besoin de toi du reste de la nuit. » Léon, James, Solina, Louis-Éthienne et moi secouâmes la tête négativement. Alors, après un signe de son véritable maître, Bobby se leva et se dirigea vers ses quartiers. « J’ai des téléphones à faire », fit James en se levant à son tour. « Et moi, quelques visites à rendre », dit Léon. Le petit bossu parti rapidement. James se dirigea vers le bureau d’un pas calme en chantonnant. Solina, Louis et moi rrestâmes un instant à nous regarder. Je me demandai où était passé Maksimilian. Comme pour répondre à mes interrogations silencieuses, je senti sa main glisser dans ma chevelure et dans mon cou en une douce caresse avant qu’il s’éloigne vers la salle de musique. « Il serait plus en sécurité si nous l’emmenions à nous. On n’a qu’à lui laisser quelques jours pour se remettre. Maks vérifiera. » fit Louis d’une voix sérieuse, revenant, comme à nos vieilles habitudes, au latin. « Je le mettrais encore plus en danger si je l’emmenais dans mon clan », fit Solina, n’empruntant pas la langue ancienne. Cela ne nous servait pas à grand-chose dans ccette maison, James et Léon parlaient le latin, et Maks commençait à le maîtriser assez pour comprendre. « Vous savez bien comment les Lassombras nous détestent, nous qui n’empruntons pas les loies du Sabbat. » Hochement de trois têtes qui, depuis toute ses années se comprenaient sans se parler. Je sentais le regard de Luciano sur moi. « Non. » répondis-je avant qu’il n’ouvre la bouche. « Je me suis jurée que je ne le ferais jamais. Toi, quelle est ta raison? » « Je ne ressent aucune attirance particulière pour Jason. C’est un excellent artiste, mais il n’est pas, lui-même, une œuvre d’art. Et, visiblement, il préfère les femmes aux hommes. Vous pourriez choisir des gars bi, des fois, les filles, non? » Ce fut le plus beau coment de la soirée. D’une même voix, Solina et moi nous exclamèrent : « Avant, il faudrait finir par déterminer de quel sexe tu es. » Louis, reprenant son air lassif de Luciano se lécha les lèvres et porta les mains au col de sa chemise. « Vous voulez tester encore? » Non... je n’avais vraiment pas envi que ça tourne comme ça ce soir. Je me levai en disant : « Je vais me fier au jugement de Solina. » « Non mais, qu’a-t-il de plus que moi, cet Allemand! » gronda Louis, à la blague, car je n’avais jamais rien fait à caractère sexuel avec lui. Il n’était vraiment pas mon genre. À mi-chemin vers la chambre de Jason, je m’arrêtai et ajoutai : « Ce qu’il a de plus que toi, Maksimilian? C’est très simple, mon cher Luciano. Il a moi. » J’entendis Solina pouffer de rire et Louis dire que je ne changerais jamais. Mais je ne su rien de la suite, car j’ouvris la porte de la chambre de Jason et la refermai derrière moi. Bobby et Maks avaient sûrement raison. Faire de Jason ma ghoule était la meilleure solution. Il serait plus résistant, un peu plus fort et rapide que les autres hhumains et en plus, il pourraît sans doute maîtriser la Force d’Âme. Quand je le regardais, j’avais l’impression de regarder un petit frère. Enfin, physiquement, il était plus âgé que moi, donc, je dois dire qu’il me faisait plutôt penser à mon frère Collum. Mais bon, passons. Mon problème actuel était qu’il n’était pas conscient et que j’aurrais bien aimé qu’il me dise s’il voulait être ma ghoule ou non. En Kinfolk que j’étais à l’époque, je me serais battue jusqu’à la mort pour éviter d’être vampire malgré le fait que j’étais amoureuse de William Lennox. « Je suppose qu’une dose ne sera pas irréversible. Après tout, nous avons dit à son frère que nous le soignerions. » Ça y était, les choses étaient graves, je parlais seule. Je m’assis sur le bord du lit. Les analgésiques et les sédatifs administrés par Maks avaient fait leur effet. Le visage du jeune Kinfolk était finalement revenu à la normal, il semblait avoir arrêté de souffrir. Si je lui faisais boire de mon sang, son jugement allait être influencé par mon pouvoir, mais je lui faisait confiance. Jason avait des principes, c’était la première chose qui m’avait attirée à lui. S’il ne voulait pas de la vie que je lui offrais, il saurait me le faire sentir, peu importe l’attraction de ma force vitale. Décidée, je mordit mon poignet et portai le sang à ses lèvres, prononçant une prière en Gaëlic, semblable à celle du mariage, mais n’impliquant que ma promesse personnelle de protection. Mon amour, je le gardais pour Maks. Avoir un amant partiellement cinglé était bien assez. Cependant, je pouvais me permettre un amant à moitié singlé et un petit frère avec de l’honneur. « Ye are Blood of my Blood, and Bone of my Bone, I give ye my Body, that we Two might be One. I give ye my Spirit, 'til our Life shall be Done.” Je n’avais jamais été capable de trouver les mots autre qu’en Gaëlic et en anglais pour cette petite prière. Je la répétai dans les deux langues jusqu’à ce que j’estime qu’il ait eu assez de mon sang et retirai mon poignet, regardant la plaie un instant. Avec un linge humide, je nettoyai son visage et m’installai ensuite confortablement pour le veiller. Il ne s’éveilla pas cette nuit-là. Maks vint me chercher un peu avant l’aube et m’emmena me coucher, bercée par toute sa douceur. _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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| Mar Oct 06, 2009 7:33 pm |
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Morag MacAlistair Modérateur
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Jason
Un tout nouvveau moi « Il ne s’éveille pas! » C’était une voix de fille, inquiète. Elle avait l’air un peu irritée. Au-dessus de moi, une douce voix d’homme, pas très grave, mais déffinitivement masculine disait, sur un ton concentré. « Il faudra que je me renseigne sur ses nouvelles médications plus sérieusement. La science médicale a beaucoup changée en cinquante ans. Mais ne t’en fais pas, mein Kätzchen, il se réveillera. Il l’est presque. » « Pourvu que ce n’est pas mon sang mélangé a ces médicaments qui l’ont rendu légume. Il faudra bien que j’explique à son frère ce qui s’est passé. Je ne peux pas ne jamais répondre au téléphone, ça va créer une guerre vampire-garous. C’est la troisième nuit qu’il passe ici, ça ne peut plus durer, je t’averti. » Cette voix me disait quelque chose. Et le ton de commande et de menace m’effrayait, contrairement à l’interlocuteur masculin, semblait-il, j’avais envi de m’alarmer. « Mein kätzchen, viens par ici, tu verras, il nous reviens. » Une seconde présence au-dessus de moi. Une main caresse ma joue tandis que d’autres s’affaire au niveau de mon bras. Je sens qu’on retire une aiguille et des « tapes » et qu’on m’osculte. « Jason? » demande à nouveau la voix féminine. Il n’y a pas que de l’inquiétude, mais une certaine curiosité et un déffinitif doute. Il faudrait bien que j’ouvre les yeux. Comme ça, Katchenn ou quelque chose du genre pourra arrêter de s’inquiéter et de menacer le gentil jeune homme qui joue le rôle, dans mon esprit embrumé, du guérisseur. Bon, allez. Après tout, je me sens plutôt bien. Je tenterai de me remémorer ce qui s’est passé plus tard. Pourquoi est-ce que le premier visage que je voix est celui d’un jeune homme qui me rappelle une voix enfantine, perdue? « Mimi? As-tu vu Mimi? Je cherche Mimi », me revient à l’esprit. Ses yeux sont si pâles qu’on dirait des cristals. Il sourit et teste mes réflexes occulaires. On dirait bien qu’il a retrouvé Mimi, car toute l’insécurité que j’avais noté en lui la première fois que nous nous étions rencontrés est disparue. Je grogne quelque chose qui veut dire : « Aïe-oïe! Ça fait mal aux yeux, ton cossin! » Il semble satisfait, referme son aveuglante lumière et se redresse, regardant un point par-dessus moi. Son visage est ouvert, sûr de lui et je peux constater que l’interlocutrice anxieuse compte beaucoup pour lui, je le lis dans son regard transparent. « Tu as vu, mein kätzchen, je t’avais dit qu’il irait bien. » Et voilà que Katchenn apparait dans mon champs de vision. Morag! C’est la « Mimi » de ce gars, comment s’appelle-t-il déjà? Max, ouais. Max qui cherchait sa Mimi qui s’avère s’appeler Morag. Maintenant, ça me revient. L’Halloween, les bonbons partout, Kevin qui offrait le « corps du crisp » et les vampires. Des ssabbats, visiblement. Et la douleur infernale que j’ai subit. « Morag? Maks? » Ils se retournent et me regardent tous deux en même temps. Quelque chose en Maks est différent. Il a l’air présent pour une fois. Étrangement, c’est Morag qui a l’air fragile. Elle ose à peine me regarder et ses traits sont tirés. Je n’ai jamais vu autant d’expression sur le visage d’un vampire. Pourquoi n’est-elle pas toujours impartiale? Est-ce à cause de Maks? Après tout, c’est clair que son esprit évolue dans un univers différent du nôtre. Peut-être doit-elle rester transparente afin qu’il sache où se raccrocher? Je resterai sûrement toujours dans le doute, car il serait mal venu de demander. « Quel jour sommes-nous? Où suis-je? » Morag sourit de son beau sourire brillant. « Tu es chez nous, au domaine. Nous sommes dans la nuit du 2 au 3 novembre, il est deux heures du matin. » « Oh merde! J’ai raté mon examen de mardi. Qu’est-ce qui s’est passé? » Semblant prendre le fait que je m’inquiète pour un examen comme une preuve de ma rémission totale, les deux vampires amoureux me racontent que les garous ont dû partir en me laissant derrière. Comme Maks a fait des études de médecine, ils m’ont ramenés chez eux et m’ont soigné, me mettant sous sédatifs et sous analgésiques. Sauf que j’avais subit tellement de dommage que j’étais quand même à l’article de la mort. Ça fait deux jours que je suis chez eux, c’est la troisième nuit cette nuit. « Nous avons donné notre parole à ton frère que nous te sauverions. » explique finalement Morag en serrant ma main dans la sienne. « Nous n’avons pas eu le choix, j’ai fait de toi ma ghoule. J’aurais voulu te consulter avant d’agir, mais nous ne pouvions pas attendre de voir si tu reviendrais à toi. » Mouais... elle estt sincèrement triste et, étrangement, je le suis aussi. Que se passe-t-il avec moi? Faire parti du monde des vampires, ce n’est pas très wyld et pourtant je sympathise avec elle. Moi, une ghoule, c’estt insensé. Que va dire Mike? Et Kevin? Et la belle Aiko? Je regarde Maks s’approcher de Morag et la serrer tout contre lui comme un protecteur. Elle l’entoure de ses bras en souriant tendrement et me dit : « Le processus n’est pas encore irréversible. Si tu préfères ne plus avoir affaire avec nous, on te laisse aller et c’est terminé d’ici un mois ou deux. » « Tu me laisses le choix? » « Bien sûr. À mon avis, si je me souviens bien de comment fonctionnaient les garous à l’époque, ils pourront peut-être même te « nettoyer » et tu seras débarassé de mon sang plus rapidement. Enfin, si ce que je pense est juste. » Appuyée contre Maks, elle fait tourner autour de son poignet gauche, un bracelet d’argent et de corne certi de perles. Je me redresse pour mieux la voir et elle se détache de Maks pour s’approcher de moi. Elle vient s’assoir au pied du lit et Maksimilian s’éclipse subtilement, nous laissant seuls. « Je te laisse choisir parce que moi, je n’ai pas eu le choix. » débute-t-elle d’une voix ferme, me regardant bien en face. « Je te laisse choisir, car je ne voudrais pas prendre la chance de retirer un Fianna à Gaïa. Elle en a besoin. À l’époque, quand je me suis mariée à William, j’espérais pouvoir faire une bonne douzaine d’enfants pour donner de futurs Fianna à la scepte d’Invernest. Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme je l’aurais voulu. Si tu veux, on te reconduit chez toi et tu y réfléchis? Je veux que ta décision vienne de toi et non du fait que tu es à proximité de moi. » Juste pour ces quelques mots, j’ai envi de lui dire que j’accepte avec plaisir, que je veux être sa ghoule et tout ce qu’elle voudra d’autre. Elle me donne le choix. Je pense qu’elle ne réalise pas à quel point c’est merveilleux pour un jeune dominé par les Anciens garous comme je le suis! Elle ne me laisse cependant pas le temps de parler. Elle m’explique pluttôt ce qu’elle attendra de moi en tant que ghoule ainsi que ce que je pourrais faire. Elle m’expliqua comment elle me voyait, comment les autres me traiteront. « Je ferai tout en mon pouvoir pour ne pas qu’on te fasse à nouveau du mal. » Moi, en revenche, j’aurai à garder un œil ouvert durant la journée, mais Bobby, ou Hassanamar, m’apprendra comment surveiller sans que rien ne paraisse. Après tout, il est la ghoule de Louis, ou Luciano, depuis trois cent ans. J’accepte donc de me faire reconduire chez moi à Pointe-au-Tremble et Morag me quitte pour rejoindre les autres. Je n’aurai qu’à appeler Bobby lorsque je serai prêt à partir. _________________ Vampire Ventrue Allégeance: Estaphettes du Diable |
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